Instruments de musique malgaches


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Instruments de musique malagasy

Une journée sans musique est une journée perdue.

La musique est omniprésente dans la vie des Malagasy. Pour le plaisir, pour les cérémonies sociales et culturelles, pour les coutumes, selon des rapports et rythmes différents selon les régions.

Bien que la technologie réduit de plus en plus les barrières de la distance et du temps, la musique traditionnelle malagasy résiste à l’assaut des tendances occidentales. Ou plutôt, elle évolue tout en gardant ses valeurs intrinsèques, fort de son métissage des différentes cultures qui ont jalonné son histoire. On retrouve les intruments classiques tels la guitare, le piano ou encore l’accordéon.
Mais son essence repose essentiellement sur des instruments comme: la flûte (talent de feu Rakoto Frah), le tambour, le valiha.

L’instrumentarium malagasy est large et varié. D’après un système de classification simple, les différentes catégories instrumentales sont représentées dans les divers groupes ethniques qui peuplent le territoire, offrant à l’observateur une véritable symphonie d’instruments de musique à l’égal du constat que l’on a fait pour la faune et la flore malgaches déjà très variées :
amponga-
les membranophones, instruments à membrane: à Madagascar, on leur donne le nom générique d’amponga. Cela regroupe toutes sortes de tambours allant du couple grosse caisse/tambour militaire, très largement utilisé dans les cérémonies d’exhumation des morts ou dans le théâtre musical merina, au couple de tambours coniques employés notamment à l’occasion de cérémonies telles que les circoncisions collectives, les bains de reliques royales, ou une intronisation.

sodina- les aérophones, instruments à air. Le plus répandu d’entre eux est sans nul doute la sodina, nom générique donné aux flûte malgaches. Là aussi, on distingue plusieurs espèces de flûtes comme la flûte droite courte à cinq trous, la flûte courbée à six trous, la grande flûte à pavillon et bien d’autres encore.
Cette variété organologique s’accompagne, de changements de sonorités, entraînant souvent des variantes au plan de l’esthétique musicale.

hochet- les idiophones, instruments divers. Il s’agit dans leur grande majorité de hochets dont les musiciens malagasy font un grand usage, en particulier sur tout le versant Ouest de I’île, ainsi que dans sa partie Sud. Il n’y a pas de nom générique pour les nommer, chacun d’entre eux ayant conservé son propre nom d’origine. Toutefois, outre les hochets, trois instruments de musique de cette famille sont plutôt originaux: le lamako (instrument constitué de deux mâchoires de zébu que l’on entrechoquait, donnant ainsi par leur percussion un son sec), le kotra (cloches de bambou suspendues surtout localisées dans la partie Est de I’île. De celles-ci, on ne retient plus que la fonction pratique liée à la riziculture, qui est celle d’un épouvantail, permettant d’éloigner les oiseaux des rizières) et l’ atranatra (xylophone sur jambe, un des rares instruments de musique qui ne soit pas autonome puisqu’il requiert les jambes d’une femme. Composé de 5, 7 (voire plus) lamelles de bois, ce sont toujours deux femmes qui jouent de celui-ci).

valiha- et les cordophones, instruments à corde. Trois groupes d’instruments se disputent la primauté, à savoir les lokanga (nom générique donné aux instruments à cordes frottées), les kabosa (nom générique donné à tous les luths, quelle que soit leur morphologie) et les vahila.
Le kabosa a la faveur des jeunes, une faveur certainement due à sa ressemblance avec la guitare européenne, pourrait dans les années à venir, ravir la place du valiha, tant on le sent apprécié au sein de la population. Ceci étant, le valiha reste encore à ce jour, le seigneur des instruments de musique malgaches, tant et si bien qu’il nous a semblé important de lui accorder une attention particulière.

Tous ces instruments qui révèlent par leur présence des apports culturels d’origine arabe, africaine, européenne ou austronésienne, font partie intégrante de la culture malgache.

valihaLe valiha est fabriqué à partir du bambou, de bois, voire de raphia, sur lequel on fixe des cordes en fils de fer (autrefois en boyau ou en matière végétale). Le musicien accorde les sons à l’aide de cales, puis pince les cordes afin d ‘ obtenir une gamme complète.
Les vazaha lui donnent le nom de cithare sur tuyau, ça sonne mieux valiha!
Jadis, le valiha était plutôt perçu comme un symbole de paix à tel point que lors d’un rituel de soumission le seigneur, qui voulait éviter un affrontement avec le roi, remettait en signe de non violence, le valiha. Par opposition avec lui, la trompe, souvent une conque marine , annonçait un engagement des hostilités par son exposition et son utilisation publiques.
Autres noms du valiha: marovany, volo, manibola, betoroky, etc…

 

Par Tattum
 
A visiter car site trés intéressant

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Une réponse à Instruments de musique malgaches

  1. Tattum dit :

    merci pour ton commentaire.je vais prendre le temps de découvrir ton blog également, il y a des articles très intéressants qui méritent discussion quant aux réalités malagasy d\’aujourd\’hui. à bientôt. et le voyage approche alors?!

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